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Repères

Le Monde Musulman

Avec l'Empire ottoman, le monde musulman connaît une expansion sans précédent en Occident et l'intégration de peuples lointains : Bulghâr (Bulgarie), Sarf (Serbie), Bilâd al-Ankurus (Hongrie), de villes dont le nom évoque autant de victoires : Belgrade, Budin (Budapest) ou même Betch (Vienne) jamais conquise et en tire plus de gloire qu'à l'égard des conquêtes au Moyen-Orient, dans la Péninsule arabique ou au Maghreb. Les sujets arabes retrouvent dans l'Empire et la dynastie les signes de la puissance conquérante de l'islam. Le démentèlement total de l'Empire après la Première guerre mondiale et l'abolition du califat en 1924, fait naître chez certains un sentiment de nostalgie pour une époque exemplaire, idéalisée.
Paysage de Mongolie,photo Shutterstock © T. Niv
Paysage de Mongolie,photo Shutterstock © T. Niv

XIe-XIIe siècles

les Turcs seljoukides entreprennent la conquête du Moyen-Orient et fondent plusieurs dynasties en Irak, en Perse et en Asie mineure. En Anatolie, de petites principautés, dont celle des Ottomans, gravitent autour du sultanat seljoukide et s'installent aux abords des derniers territoires byzantins en Asie mineure et au-delà des détroits devant Byzance.

1302

la victoire d'Osman contre les Byzantins près d'Izmit (Nicomédie) marque l'entrée des Ottomans dans l'Histoire.

1326

Bursa (Brousse) devient la première capitale des Ottomans. À partir de cette base, ils lancent de nombreux raids contre le « pays de Rome » qu'ils appellent la Roumélie. Ils se rendent maîtres de la Thrace, de la Macédoine, de la Bulgarie et jusqu'aux côtes albanaises aux portes de la Serbie. Ils ne rencontrent de véritable barrière qu'aux frontières de la Hongrie.

1402

Tamerlan défait les Ottomans à Ankara. Cette défaite marque un coup d'arrêt à leur expansion pendant un demi siècle.

XIVe siècle

après la conquête de la Thrace, pour assurer le renouvellement son armée, Mourad Ier crée le nouveau corps de troupe des  janissaires en prélevant des recrues parmi les captifs. Son successeur, Bayazid Ier, renforce cette institution en pratiquant le devchirme, ramassage de jeunes enfants dans les villages de Grèce et des Balkans ou de Bosnie-Herzégovine. Tous sont islamisés quand ils ne le sont pas déjà (Bosniaques), turquifiés, élevés et éduqués dans des familles anatoliennes ou au Palais.

Formés pour servir dans la garde rapprochée du sultan ou pour devenir les cadres de l'administration de l'État, ils lui doivent carrière et fortune. Jusqu'au XVIIe siècle, les grands vizirs, sont exclusivement recrutés dans ce corps de serviteurs fidèles. Ces levées sont restées, dans la conscience populaire, symboliques de la cruauté du joug ottoman. Progressivement, cette pratique tombe en désuétude, les janissaires font souche et peuvent se marier, transmettre ou céder leur charge. Devenu incontrôlable, le corps des janissaire est dissous en 1826.

La pratique du devchirme n'existe pas pour les filles. Les jeunes filles qui entrent au service du sultan sont des captives de guerre parfois offertes par les courtisans ou encore des esclaves achetées au marché. Parmi les plus éduquées, certaines sont choisies pour être les favorites du sultan ou ses concubines. Elles appartiennent à la chambre privée, khass odalik qui a donné le mot odalisque.

 

Source: Institut du Monde Arabe, Paris